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Flocage sur bac acier

Plancher collaborant et toiture sont deux ouvrages différents sous un même nom, et ils ne se floquent pas de la même façon.

Deux ouvrages, un seul nom

« Bac acier » désigne une tôle nervurée. Le mot ne dit rien de la fonction qu'elle remplit, et c'est là que les devis se trompent. Deux ouvrages très différents se cachent derrière, et ils n'appellent ni le même produit, ni la même mise en œuvre, ni les mêmes épaisseurs.

Le plancher collaborant

La tôle sert de coffrage perdu, puis participe structurellement à la dalle béton coulée dessus. L'acier et le béton travaillent ensemble, d'où le mot collaborant. C'est un plancher.

La toiture bac acier

La tôle porte l'isolant et l'étanchéité, sans béton. C'est une couverture, posée sur pannes ou sur charpente métallique. On la trouve sur la quasi-totalité des entrepôts franciliens.

Épaisseurs certifiées par les PV

Les procès-verbaux des produits traitent ces deux ouvrages séparément, et l'écart entre eux est parlant.

SupportProduitREI 30REI 60REI 90REI 120REI 180REI 240
Plancher collaborantIsoflam SMfibreux16 mm16 mm16 mm16 mm29 mm37 mm
Plancher collaborantRokisol Ppâteux18 mm18 mm18 mm22 mm50 mm—
Toiture isoléeIsoflam SMfibreux20 mm20 mm33 mm42 mm——

Épaisseurs relevées dans les PV des produits. Un tiret signifie que le PV ne couvre pas ce degré sur ce support : la valeur n'est pas extrapolée. Ces épaisseurs valent pour les éléments surfaciques ; un profil porteur en acier se dimensionne à partir de son facteur de massiveté. Toute application fait l'objet d'une note de calcul propre au chantier.

Le plancher collaborant tient 16 mm jusqu'à REI 120 avec Isoflam SM. L'épaisseur ne bouge pas entre REI 30 et REI 120, et ce n'est pas une erreur de lecture : la dalle béton coulée sur la tôle participe à la résistance de l'ensemble, si bien que le flocage n'a qu'à protéger l'acier de la sous-face. C'est l'un des supports les plus économiques à traiter.

La toiture isolée, elle, part de 20 mm et grimpe à 42 mm pour REI 120. Elle n'a pas de masse thermique derrière elle, seulement un isolant et une membrane.

Primaire ou treillis : la différence qui change le prix

C'est le point le plus mal compris de ce type de chantier, et celui qui explique la plupart des écarts entre deux devis.

OuvrageAccroche exigée par le PVConséquence chantier
Bac acier collaborantPrimaire d'accrochageUne passe de primaire, puis projection. Rendement élevé
Toiture isolée ou nonTreillis métalliquePose et fixation du treillis avant toute projection. Poste à part entière, en temps comme en prix

Sur toiture, le flocage ne s'accroche pas chimiquement à un isolant ou à une membrane : il lui faut un support mécanique. Le treillis n'est donc ni une précaution ni une variante, c'est une condition du PV. Un devis de flocage de toiture qui ne le fait pas apparaître passe à côté d'une part réelle du chantier.

Les pièges du bac acier

  • La galvanisation. Une tôle galvanisée est lisse et peu poreuse. Sans le primaire désigné par le fabricant, le revêtement se décolle, et le défaut n'apparaît que des mois plus tard.
  • Les nervures. La géométrie en accordéon développe une surface réelle bien supérieure à la surface projetée au sol. Un métré fait sur plan sous-estime systématiquement la quantité de produit.
  • Les fixations de couverture. Sur une toiture, les vis et les rives sont autant de points singuliers qu'il faut traiter et non survoler.
  • Les réseaux plaqués en sous-face. Dans les entrepôts, sprinklers, chemins de câbles et gaines sont souvent fixés au plus près de la tôle et rendent des zones inaccessibles à la projection.
  • L'exposition. Un produit d'intérieur posé sous une toiture mal étanche ou dans un volume semi-ouvert se dégrade en quelques saisons. L'exposition se qualifie avant le choix du produit.

Où nous l'appliquons

  • Entrepôts logistiques ICPE de l'axe A1 et du Val-d'Oise, en toiture sur charpente métallique. Voir flocage et rubriques ICPE.
  • Planchers collaborants de bureaux et de tertiaire, en sous-face de plateau.
  • Bâtiments industriels et ateliers à grande portée.
  • Data centers, où le degré exigé se combine à des contraintes d'intervention serrées. Voir flocage en data center.
  • Commerces et surfaces de vente couverts en bac acier.

Quand la charpente qui porte le bac acier doit elle aussi être protégée, elle relève d'un calcul différent, fondé sur le facteur de massiveté de chaque profil : voir flocage coupe-feu. Si le plancher est en béton plutôt qu'en bac acier, voir flocage de plancher béton.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un bac acier collaborant et une toiture bac acier ?

Le bac acier collaborant est un plancher : la tôle nervurée sert de coffrage puis participe structurellement à la dalle béton coulée dessus. L'ensemble acier-béton travaille ensemble, d'où le mot collaborant. La toiture bac acier est une couverture : la tôle porte l'isolant et l'étanchéité, sans béton. Les deux se floquent en sous-face, mais leur comportement au feu, leur mode d'accrochage et leurs épaisseurs certifiées sont différents.

Quelle épaisseur de flocage sur un plancher collaborant ?

Le PV d'Isoflam SM donne 16 mm de REI 30 à REI 120, puis 29 mm pour REI 180 et 37 mm pour REI 240. Avec Rokisol P, c'est 18 mm jusqu'à REI 90, 22 mm pour REI 120 et 50 mm pour REI 180. La stabilité de l'épaisseur jusqu'à REI 120 s'explique par la dalle béton qui participe à la résistance de l'ensemble.

Faut-il un treillis métallique pour floquer un bac acier ?

Cela dépend de l'ouvrage. Sur bac acier collaborant, le flocage s'applique après un primaire d'accrochage, comme sur le béton et la structure métallique. Sur toiture isolée, les PV imposent la mise en place d'un treillis métallique, parce que le support comporte un isolant et une membrane sur lesquels l'accroche chimique seule ne suffit pas. Cette différence pèse nettement sur le prix et sur le délai.

Peut-on floquer une toiture bac acier par en dessous ?

Oui, c'est le mode normal d'intervention : la projection se fait en sous-face, depuis l'intérieur du bâtiment. Le PV d'Isoflam SM couvre la toiture isolée de REI 30 à REI 120, avec 20 mm jusqu'à REI 60, 33 mm pour REI 90 et 42 mm pour REI 120. La mise en œuvre passe par un treillis métallique.

Le flocage tient-il sur de la tôle galvanisée ?

Oui, mais c'est le support qui demande le plus d'attention. Une surface galvanisée est lisse et peu poreuse : elle exige le primaire d'accrochage désigné par le fabricant, sans quoi le revêtement se décolle. C'est l'oubli de chiffrage le plus fréquent sur ce type de chantier, et il se paie au moment du contrôle.

Un bac acier à protéger ?

Collaborant ou toiture, nous relevons l'ouvrage, calculons les épaisseurs et remettons le dossier de justification. Île-de-France et Oise.

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